
À lire
Palette pour mes lectures
Les arts dans leur pluralité, la liberté, les mots et les livres, la société humaine, les pensées, rêves et fantaisies, les quatre sens, les sentiments et sensations, la biodiversité, la faune et la flore, les quatre saisons, les choses et les lieux, le temps, l’espace, le voyage et le loisir, des poèmes à lire aux enfants, des poèmes contre la guerre, pour les droits des femmes, etc.
Au programme : Promenade guidée à travers le sonnet et ses variantes, Actualité des formes fixes de la poésie française, Visite privée du vers libre.
Pourquoi écrire de la poésie ?
Pour tout ce qui est si indiciblement beau (me touche, m’interpelle, me fait réfléchir), que je veux le dire avec des mots. Par amour infini de la langue, créatrice de beauté, que je fais sonner à mon oreille. La poésie est l’art littéraire qui fait converger le fond et la forme, nous et le monde, ce que nous pensons et ce que nous en ressentons. La poésie me donne une grande liberté d’expression et elle me fonde.
Où, quand, comment ?
La poésie est spontanéité puis exigence, c’est une urgence puis la volonté d’aller au bout sans craindre la difficulté ou les obstacles, avec le courage de la sincérité.
Je n’ai pas besoin d’un lieu, j’ai besoin d’avoir l’esprit libre. J’y suis enfin. J’ai plaisir à écrire, je ne vis pas la création comme une torture, tant pis pour les idées reçues. Je ne connais pas la page blanche ni l’accouchement aux forceps. Après quelques tentatives, de mon enfance à mes années étudiantes, j’ai laissé ma vocation mûrir : As-tu quelque chose à dire ? De quelle manière ? En quelle langue ? Espagnol, français, italien ? La poésie a-t-elle encore une place et laquelle ?
Et si ma vocation poétique n’avait pas un jour donné ses fruits ? Je l’ai longtemps pensé et ma réponse est dans Les pensées pour moi-même de Marc-Aurèle et le Manuel d’Épictète.
Chacun de mes livres, chacun de mes poèmes
Chacun de mes livres de poésie répond à un projet intérieur qui s’ouvre tout naturellement quand la page du précédent se tourne. Chacun de mes poèmes peut être entendu dans le ton et ses infinies modulations : lyrique, philosophique, sensible, sentimental, émotionnel, engagé, humoristique, onirique, imaginaire, réaliste, etc. Ma poésie est par principe libre, même quand l’approche est classique.
Comme un rite partagé, j’ai remplacé la dédicace en vers à quelque puissant, que les poètes pratiquaient autrefois, par une adresse poétique à mes lecteurs. Un poème en aparté clôt le livre. Mes remerciements ont une partie immuable à retrouver.
Un mot de mes couvertures
J’aime faire des photos avec mon œil de poète, et tout particulièrement saisir ce qui n’avait pas vocation à être de l’art. Je le dis dans un poème de Feuilles volantes : « La rue a de ces beautés accidentelles ». Trois touches de peinture sur un mur de la ville, la trace d’une affiche dans un intérieur à l’abandon et une feuille de journal froissée sur un trottoir, à Naples pour les couvertures de mes trois premiers livres ; les pavés brûlés sur la place et la buée sur une vitre côté jardin, à Montargis pour les quatrième et cinquième. Une rencontre avec l’eau pour le sixième et le septième, un plan d’eau douce dans le Loiret et l’écume de la mer entre Naples et Procida.
